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Même si je sais pertinemment que je ne suis pas vraiment frais physiquement, je reste toujours motivé pour ces deux courses qui se déroulent dans ma région et qui me tiennent à cœur. D’autant plus qu’après deux bonnes journées de repos j’espère avoir retrouvé du mordant.
Paris-Bourges s’est déroulé de manière très bizarre. En effet, une échappée s’est formée en toute logique au bout d’une trentaine de kilomètres : cinq coureurs dont Cédric Pineau d’Ag2r. Beaucoup de monde pensait que les équipes non représentées allaient progressivement rouler pour réduire l’écart ; mais ce fut un jeu de poker menteur, chacune attendant que l’autre aille rouler la première. Du coup l’écart a pris des proportions importantes, pour dépasser les 10 minutes. Et comme la chasse ne s’est finalement jamais organisée derrière, la victoire s’est jouée au sprint entre les cinq coureurs. Cédric Pineau est passé très près de la victoire seulement battu par le rapide autrichien Bernhard Eisel de Columbia. Un bon résultat pour l’équipe dans cette manche de coupe de France, dans laquelle nous n’avons pas vraiment brillé tout au long de la saison.
Paris-Tours a toujours pour moi une saveur particulière depuis que j’y participe chez les espoirs, puis chez les professionnels. Evidemment remporter l’épreuve est pour moi est de mes rêves de cycliste ! Cette classique est sûrement la première course de vélo que j’ai vu sur le bord de la route, je connais le parcours comme ma poche et c’est toujours un sentiment particulier de savoir qu’on est attendu par la famille et les amis à l’arrivée. Néanmoins, j’ai peur que dans les années à venir Paris-Tours perde de son charme car l’arrivée ne sera plus jugée sur la mythique avenue de Grammont, à cause de l’arrivée future de tramway. Mais apparemment ce ne sera que pour 2010.
Là encore un scénario classique, c’est le cas de le dire. Trois coureurs, dont le tourangeau Cyril Lemoine, sont partis très tôt, presque sans résistance de la part du peloton. Ce qui m’a déçu car je restais volontairement un peu en retrait, tablant sur une heure de bagarre avant que l’échappée ne prenne forme. Bon évidemment pour les équipes de sprinteurs c’était le schéma idéal : elles n’ont jamais laissé l’écart monté trop haut. Pendant toute la journée elles ont assuré le tempo, ce qui rend la journée longue et plutôt fastidieuse. A l’approche de Tours c’est la guerre pour se placer, et je n’ai pas eu de chance car lors du passage sur un pont à une quinzaine de kms de l’arrivée, un coureur s’est mis en travers devant moi : je n’ai pu l’éviter et me suis retrouver à terre. Sans mal, mais le temps de me relever et le peloton était coupé en deux, avec un seul coureur de l’équipe devant. Ce fut impossible de revenir sur le premier groupe…et quand on a vu ensuite qu’un groupe de cinq coureurs avait pu se détacher pour résister finalement au peloton, on ne peut avoir que des regrets…Bref le briefing d’après course ne fut pas agréable, car Vincent Lavenu n’était pas vraiment satisfait de notre prestation, surtout quand on étudie la composition du groupe de tête, chacun de nous aurait pu y avoir sa place. Enfin ce scénario fut un peu à l’image de notre saison dans les courses d’un jour, jamais super ! Evidemment j’étais déçu de finir la saison de cette façon, à l’image aussi de mon année ! Frustration, je crois que je retiendrai ce mot pour la saison 2008.
PS: Venez maintenant
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